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Brèves du paddock

Les news du Lundi 14 Novembre 2016

Stroll replace le rôle de l'argent en F1 dans son contexte
Depuis que Lance Stroll a été titularisé chez Williams pour la saison prochaine, le paddock parle surtout du rôle qu'a joué l'argent investi par son père, et remet même en question la légitimité de sa place en F1. Les pilotes payants ne sont jamais bien vus dans la discipline.

Des estimations prétendent qu'avec le jeune homme de 18 ans, 30 millions vont atterrir dans les caisses de l'écurie chaque année!

Mais Stroll ne se laisse pas atteindre par les réfractaires à son entrée en catégorie reine.

"Chacun a son propre avis. Je peux juste affirmer que j'ai remporté jusqu'à maintenant tous les championnats auxquels j'ai participé."

Le jeune pilote a un argument pour justifier qu'il a sa place en F1.

"Sans cette super licence, tu n'accèdes pas du tout à la Formule 1, car tu dois faire tes preuves au préalable."

Concernant son statut de pilote payant, Stroll soulève une réalité du monde des sports mécaniques.

"En Formule 1, l'argent doit bien arriver de quelque part pour les équipes - en particulier quand tu es un pilote qui dispute sa première saison. C'était aussi comme ça par le passé. Bien sûr, il y a toujours des critiques qui s'élèvent. Maintenant, je ne peux que me concentrer sur moi-même."

Johnny Herbert, l'ancien pilote de F1, prend la défense du Canadien.

"Laissons-lui donc une chance et voyons comment il se battra jusqu'à la fin de l'année. Je ne peux que le suivre, quand il dit qu'il s'est qualifié en Formule 1 avec des victoires et des championnats. Il a remporté le championnat d'Europe de F3 lors d'une année difficile. C'est un pilote solide! Il a maintenant sa chance, il va lui falloir délivrer des résultats. Ҫa va lui mettre de la pression sur ses épaules."

Avec l'équipe Prema, Lance Stroll a été 20 fois sur le podium et a remporté 14 victoires sur les 30 courses de la saison. Détails que les millions de son père font souvent oublier...
source: Nextgen-Auto.com

Force India à un souffle d'un résultat historique en F1
Force India, après une performance extrêmement solide à Interlagos (4ème place de Sergio Pérez, 7ème place de Nico Hülkenberg), a sans doute assuré sa quatrième place au classement des constructeurs. Avant la dernière épreuve à Abu Dhabi, Williams est ainsi reléguée à 27 points et, sauf miracle, finira 5ème au tableau d'honneur.

Force India est donc sur le point de réussir la meilleure saison de sa carrière. Le directeur adjoint de l'écurie, Robert Fernley, était donc aux anges après la course d'hier.

"Quelle course excitante! Marquer 18 points après une course aussi délicate est une récompense fantastique pour le travail excellent réalisé par toute l'équipe. Les deux pilotes n'ont commis aucune faute et les décisions venues du muret des stands sont tombées en plein dans le mille. Sergio est passé tout près d'un autre podium et a pleinement mérité sa 4ème place. Pour Nico, revenir d'une crevaison pour finir 7ème, a démontré une fois encore sa classe, et nous nous sommes tous demandés ce qu'il se serait passé sans cette crevaison, car il était 4ème quand l'incident est arrivé."

"Avec des conditions de piste si difficiles, placer simplement les deux voitures à l'arrivée est une victoire, et les avoir toutes les deux dans les points nous rapproche de l'objectif de la 4ème place du Championnat des Constructeurs."

Force India s'apprête donc à célébrer un résultat historique. L'écurie indo-britannique aura bien été "la meilleure des autres" en 2016.
source: Nextgen-Auto.com

Gutiérrez minimise son accrochage avec Steiner
Esteban Gutiérrez, après son abandon au Brésil hier, a paru très agacé dans le garage Haas. Le Mexicain, qui perdra son volant dans l'écurie l'an prochain, a jeté de rage ses gants puis a même paru s'accrocher avec son propre patron, Gunther Steiner.

L'ancien pilote Sauber s'est donc attelé à minimiser ces tensions aujourd'hui: "C'est une autre opportunité manquée. C'est pour cela que je suis très contrarié. Je suis en colère avec cette situation parce qu'encore une fois, nous avons raté une opportunité. C'est quelque chose qui ne dépend pas de moi, et bien sûr, parfois, dans cette situation, vous êtes un peu troublé."

"Ce qui est arrivé avec Gunther? Tout est réglé. Il est juste arrivé au mauvais moment! Il était là quand je sortais de la voiture. Tout va bien entre nous."

Tout va très bien madame la marquise, assure donc le Mexicain! Quant à Gunther Steiner, il a rendu hommage à la "très bonne course" de son pilote, malheureusement contrariée par un nouveau problème de fiabilité. "Nous avons eu des problèmes avec l'électronique. A un moment donné, son MGU-K ne fonctionnait plus, et ensuite nous avons dû abandonner quand son MGU-H ne marchait plus en raison de problèmes électroniques."
source: Nextgen-Auto.com

Le plus beau doublé de la saison pour Mercedes?
Les courses se suivent et se ressemblent pour Mercedes. Comme au Mexique, les deux Flèches d'Argent ont terminé aux deux premières places au Brésil et ont ainsi offert un nouveau doublé à l'écurie allemande, et ce, en dépit d'une course disputée sous conditions humides.

Toto Wolff est un homme entièrement satisfait. La saison 2016 tourne à la démonstration générale pour Mercedes. "Repartir avec un tel résultat dans une course telle que celle-ci, c'est vraiment quelque chose. Vous ne pouvez vous attendre à un doublé dans de telles conditions. C'est un accomplissement rare et toute l'équipe doit être félicitée pour cela. Je suis très heureux du résultat. Si l'on considère les circonstances, ce pourrait être le meilleur résultat de la saison."

Le directeur de Mercedes a rendu hommage à ses deux pilotes, mais aussi à un trublion venu de Red Bull: "C'était un pilotage sans faute de la part de Lewis, avec facilement le meilleur rythme du plateau, alors que Nico a montré sa force pour signer une solide 2ème place. Un mot pour Max aussi, qui a été très impressionnant. C'était le show Verstappen! Un pilotage vraiment incroyable et un divertissement formidable. Je n'oublie pas Charlie (Whiting) et les commissaires. C'est très difficile dans ces conditions et, dans l'ensemble, ils ont probablement pris les bonnes décisions. Je n'aurais probablement pas arrêté la course la dernière fois parce que les conditions n'avaient pas changé. Mais si vous devez vous mettre à leur place, et prendre votre responsabilité pour les pilotes, vous pourriez avoir un point de vue différent."

Le titre se jouera lors de la dernière course! Toto Wolff n'est-il pas trop inquiet? "Nous avons un show en perspective pour Abu Dhabi, juste comme Bernie l'aurait voulu. Notre travail est simple: donner à nos deux pilotes les voitures dont ils ont besoin pour rallier l'arrivée."

Paddy Lowe, le directeur technique, salue lui aussi un résultat "vraiment incroyable".

"Nous le devons en majorité aux pilotes qui ont gardé la tête froide malgré les conditions très difficiles. C'était formidable de voir une course si excitante à la fin aussi pour le public sur ce circuit emblématique. Le temps si difficile a fait qu'il était malaisé de conduire dans des conditions sûres. A la fin, nous avons eu une course particulièrement excitante, donc je suis content pour le public."

"D'un point de vue technique, pour nous, c'était vraiment une course sous conditions mouillées toute l'après-midi. Par deux fois, les autres ont fait le pari des pneus intermédiaires, mais nous avons résisté à cette tentation puisque les données ne plaidaient tout simplement pas pour cela, et les pilotes non plus. Que ce soit au départ ou lors des deux relances de la course, c'était absolument le bon choix. Le mérite en revient à l'équipe et aux pilotes."
source: Nextgen-Auto.com

Le gouvernement brésilien s'engage pour Interlagos
Confronté à de sévères difficultés économiques, le gouvernement brésilien n'entend cependant pas abandonner le Grand Prix d'Interlagos, dont la présence au calendrier de l'an prochain est encore conditionnelle.

Bernie Ecclestone a rendu visite à Michel Temer, le président du Brésil, pour s'assurer que le circuit tiendra sa promesse d'améliorer ses infrastructures. Dans le même temps, interrogé dans la presse brésilienne, Marx Beltrao, le ministre du Tourisme, a affirmé que le gouvernement avait "débloqué des fonds la semaine dernière" pour assurer la pérennité du Grand Prix.

Le Ministre des Sports, Leonardo Picciani, a abondé dans le même sens: "Que la course continue de se tenir, c'est très important. Le gouvernement fédéral la soutient. C'est un événement pour São Paulo et pour le Brésil. Travailler ensemble est essentiel pour assurer au circuit les meilleures conditions possibles pour continuer à accueillir la Formule 1."

Le Grand Prix du Brésil pourrait bien donc être sauvé tout en évitant la solution de la privatisation, que Felipe Massa, l'idole locale, ne semblait pas appeler de ses vœux.
source: Nextgen-Auto.com

Daniil Kvyat espère créer la surprise en 2017
Après une saison compliquée, Daniil Kvyat a été conservé par Toro Rosso pour 2017 puisque l'équipe italienne a jugé que l'expérience du pilote serait très utile alors que la F1 s'apprête à effectuer sa révolution technique. C'est un peu plus décomplexé que le Russe aborde les Grands Prix depuis qu'il a été mis au courant de son nouveau contrat.

"On va dans la voiture plus tranquillement sans compter les courses qu'il nous reste et sans se dire que ça pourrait être la dernière" reconnaît Kvyat. "Nous sommes un peu à contre courant car depuis le milieu de la saison, le moteur a atteint son plafond de performance. Mais même avec ce handicap, nous chercherons encore à marquer des points."

Kvyat avait commencé à regarder ailleurs que dans le giron Red Bull après son éviction de l'équipe principale, alors qu'il n'avait aucune garantie de rester chez Toro Rosso. Si Franz Tost a toujours exprimé son souhait de garder Kvyat, contrairement à Helmut Marko, il se murmure aussi que Force India s'est renseignée pour récupérer le pilote.

"N'est-ce pas fantastique d'être un pilote demandé, finalement?" plaisante-t-il. "Je suis heureux de rester dans la famille Red Bull. Je vais tout donner pour les deux dernières courses restantes, mais je travaille également énormément en vue de 2017 pour construire une voiture meilleure. Elle devrait sans doute l'être, car rouler avec l'ancien moteur n'aide pas, et de ce qu'on a vu avec Red Bull, le moteur Renault a fait de très grands progrès. Nous fondons de grands espoirs sur son niveau pour l'année prochaine, il y a des gens très talentueux au sein de Toro Rosso et je suis sûr que l'on pourra surprendre à plusieurs reprises."

Daniil Kvyat a pris un gros coup au moral lorsqu'il a été évincé de Red Bull, deux semaines après avoir signé le premier podium de la saison pour l'équipe autrichienne. Toutefois, il préfère ne pas revenir sur ce mauvais moment.

"Pour être honnête, je ne préfère pas regarde en arrière, et surtout pas cette saison. Il y a eu trop de hauts et de bas, et c'était difficile à digérer. Mais j'ai maintenant une autre chance de montrer mon potentiel et croyez-moi, je vais en faire bon usage."
source: Nextgen-Auto.com

Rosberg à une 3ème place du titre - un champion peut-il être un comptable?
Nico Rosberg le sait: il est très proche du Graal. Avec 12 points de retard en une seule course à rattraper, Lewis Hamilton est devant une montagne. Seuls des incidents de course pourraient désormais empêcher le pilote allemand de remporter son premier titre de Champion du monde. En effet, à la régulière, grâce à une Mercedes toujours nettement au-dessus de la concurrence, Nico Rosberg pourra terminer, au pire, troisième - suffisant pour être titré.

Un Champion du monde peut-il se contenter de finir une saison en collectant des deuxièmes places, de n'être qu'un brillant second? Alors même que Lewis Hamilton livre ses dernières cartouches et réussit à gagner en des terres jusqu'alors hostiles pour lui (comme à Interlagos), Nico Rosberg donne l'impression de gérer son avance comme un épicier son bilan comptable.

Sa réaction, à l'arrivée du Grand Prix du Brésil, était symptomatique de cet état d'esprit: "La victoire n'était pas pour moi aujourd'hui. (...) Les conditions étaient très compliquées donc je peux me contenter de la deuxième place. (...) Je ne peux pas me permettre de prendre les risques Lewis ou Max prennent pour une victoire. J'étais confiant que m'assurer de rester en piste était la bonne chose à faire pour moi."

Nico Rosberg l'avoue lui-même: il se "contente" de ces deuxièmes places. Cette stratégie est peut-être la bonne. Pourquoi prendre des risques inconsidérés au risque de perdre le titre? L'enjeu n'en vaut pas la chandelle. Du reste, Nico Rosberg fait le pari de la raison. Fait aussi le pari de l'histoire: le palmarès de la F1 ne retient que les noms des champions, pas le récit détaillé de leurs exploits.

Il n'empêche. Par son attitude, Nico Rosberg s'attire deux dangers. Le premier, c'est de trop ménager sa monture et de devoir alors lutter avec des Red Bull ou des Ferrari en piste, pendant que Lewis Hamilton tracerait sa route devant. Le risque d'accrochage en ressort alors augmenté - et on sait que des pilotes comme Max Verstappen ou Sebastian Vettel ne sont pas les moins téméraires cette saison.

Le deuxième risque qui entoure Nico Rosberg, c'est de s'attirer une réputation de bon gestionnaire manquant cruellement de panache, de passion, de folie. Peu lui importe sans doute. De semblables reproches ont été jadis adressés à un certain Alain Prost, et le Français, quadruple Champion du monde, est tout de même considéré comme une des légendes de sa discipline. Il aura manqué tout de même à Nico Rosberg, cette saison, ce dont Alain Prost avait pu bénéficier: une confrontation en piste directe avec son coéquipier.

Plus largement, derrière la stratégie adoptée par Nico Rosberg, on peut retrouver cet affrontement de toujours, celui entre l'éthique du pilote et sa responsabilité. D'un côté, pour résumer à grands traits, l'on retrouve les Nico Rosberg, les Alain Prost, ou les Enzo Ferrari. Le patron légendaire de la Scuderia rappelait lui-même que c'étaient les "points intermédiaires" (les 2ème, 3ème, 4ème places...) qui sacraient le plus souvent un pilote, et qu'il valait ainsi plus souvent "assurer le coup" que tenter l'impossible. Mais n'est-ce pas avant tout le point de vue d'un constructeur? Car on trouve de l'autre côté, la philosophie des "racers" les plus offensifs, au premier rang desquels, Aryton Senna. "Être second est être le premier des perdants", avait coutume de dire le Brésilien.

Entre ces deux horizons, Nico Rosberg a donc choisi sa philosophie. Mais une victoire éclatante à Abu Dhabi - la victoire de son titre - pourrait faire oublier toutes ces critiques que l'on sent venir. Osera-t-il? On l'espère pour lui. Pour la F1. Pour le panache et la beauté du sport.
source: Nextgen-Auto.com

Le météore Verstappen a brillé au Brésil
"Pilote du jour", Max Verstappen l'a été à de nombreuses reprises cette saison - mais pas toujours de manière entièrement méritée. Au Brésil, cependant, le Néerlandais n'a clairement pas usurpé sa récompense. Il a d'ailleurs probablement livré la performance la plus remarquable de sa carrière, avec sa victoire en Espagne en mai dernier.

Sur piste humide, à Interlagos, le pilote Red Bull a régalé de bout en bout. Dès le (vrai) départ derrière la voiture de sécurité au 8ème tour, il dépassait Kimi Räikkönen. Et ce n'était que le début d'une longue série de ravissements pour les yeux, notamment ce dépassement, sublime, à l'extérieur, sur Nico Rosberg, à l'extérieur du troisième virage, dans les "Esses" de Senna.

Le Néerlandais a encore montré d'autres qualités: sa patience et son intelligence de course; un sang-froid à toute épreuve, sans être trop agressif (tout au plus Sebastian Vettel s'est plaint d'un dépassement "peu correct", mais il n'a guère été suivi par les commissaires); des réflexes formidables, comme lorsqu'il a empêché sa Red Bull, au dernier moment, de venir percuter les rails au bout de la montée vers la ligne droite des stands. Du grand art, assurément!

Tout aussi subjectifs qu'ils puissent l'être, Jos Verstappen et Christian Horner résumaient le sentiment général à l'arrivée. "Je pense que je n'ai jamais rien vu de tel. Je dois dire qu'il m'a surpris aujourd'hui, ça arrive encore! Et cela fait longtemps que je le connais, j'ai vu beaucoup de ses courses. Aujourd'hui, il a été incroyable" confiait ainsi le père de Max. De son côté, le directeur de Red Bull saluait "un des meilleurs pilotages" qu'il ait jamais vus.

Max Verstappen, après un arrêt aux stands mal avisé de Red Bull, a réussi à remonter, en moins de vingt tours, de la 16ème à la 3ème place. Sa course folle vers le podium a bien sûr été facilitée par l'avantage procuré par des pneus en meilleur état, par la qualité ensuite du châssis de sa monoplace. Mais tout de même, quelle remontée incroyable, qui contraste tant avec la course terne de l'autre Red Bull, celle de Daniel Ricciardo! Après l'épreuve, le Néerlandais lui-même semblait presque étonné: "Nous avons dû changer de nouveau les pneus, je suis reparti seizième et je pensais que la course était terminée pour moi, mais j'ai continué à attaquer, à dépasser et à un moment j'ai entendu: 'Max tu es quatrième, continue', et terminer sur le podium est incroyable."

Au moment d'expliquer une telle réussite, le pilote Red Bull assurait qu'il était "habitué à ces conditions" qui rappelaient son Hollande natale. Il y a bien sûr une autre raison à ce succès éclatant: en bon ancien Champion du monde de la discipline, Max Verstappen a adopté durant la course, à de nombreuses reprises, des trajectoires de karting, zigzaguant à l'extérieur pour trouver la meilleure trajectoire pour dépasser ou la plus sèche.

La course de Max Verstappen n'est pas sans rappeler la folle remontée qu'effectua un autre pilote Red Bull, un certain Sebastian Vettel en 2012, en ce même Grand Prix du Brésil. L'Allemand, percuté par la Williams de Bruno Senna, avait failli perdre le titre face à Fernando Alonso. Mais, déchaîné en course, il avait pris tous les risques pour remonter avec une vitesse folle vers le haut du peloton. Max Verstappen n'est certes pas encore quadruple Champion du monde. Qu'il en ait le potentiel? C'est tout à fait évident après cette dernière démonstration. A Interlagos, c'est l'élève Verstappen qui a fait la leçon aux maîtres d'école.
source: Nextgen-Auto.com

Un point mais des regrets pour McLaren
McLaren n'a pas eu les résultats escomptés à Interlagos, malgré le point marqué par Fernando Alonso. Dans des conditions dantesques, il y avait une belle occasion à saisir pour aller chercher un meilleur résultat, mais rien n'a tourné en faveur de l'équipe.

"Pour McLaren et Honda, c'est une course à oublier, mais pour la F1, c'est une course qui peut aider en vue des prochaines courses sous la pluie" souligne Eric Boullier.

"Malheureusement, aucun de nos pilotes n'a pu saisir cette chance, Fernando a tenu une place vers le Top 10 tout au long de la course avant un tête à queue au 56ème tour qui l'a ramené en fond de peloton. Son retour à la 10ème place était brillant avec sept dépassements en 15 tours grâce à son courage et à sa dévotion. Jenson n'a pas réussi à régler les problèmes de comportement de sa monoplace et n'a pas réussi à trouver de l'adhérence au train arrière, il faudra voir ce qui n'a pas fonctionné pour lui."

Pour Yusuke Hasegawa, ce point de la 10ème place représente également une déception mais les conditions étaient très imprévisibles et n'ont pas aidé à profiter des opportunités qui se sont présentées.

"La pluie qui est tombée toute la journée a transformé le Grand Prix du Brésil en la course la plus dangereuse de l'année. Fernando a malheureusement fait un tête à queue après la dernière sortie de la voiture de sécurité et s'est retrouvé en fond de peloton. Après une remontée fantastique, il a pu marquer le dernier point de la course."

"Comme hier, Jenson a lutté contre des problèmes d'équilibre de sa voiture et les conditions difficiles n'ont rien arrangé. En dépit des résultats, je suis impressionné par le courage et par le niveau des pilotes dans le peloton aujourd'hui, c'était une course stressante" conclut le directeur de Honda.
source: Nextgen-Auto.com

L'étape brésilienne de Williams tourne au fiasco
Les qualifications avaient déjà mis un coup à l'optimisme de Williams quant à la possibilité de contester la quatrième place de Force India au championnat et malgré la pluie et son imprévisibilité, l'équipe anglaise n'a pas pu en profiter et repart du Brésil sans aucun point, alors que sa principale rivale en a marqué 18.

"Nous savions qu'il faudrait tenter quelque chose de différent pour rentrer dans les points" explique Rob Smedley. "Nous espérions que la pluie se calmerait assez pour que les pneus pluie se dégradent et que notre choix d'anticiper l'installation des pneus intermédiaires nous donnerait l'avantage. Malheureusement, avec toutes les périodes de voitures de sécurité et de drapeaux rouges, tout le monde a pu mettre des pneus neufs et nous n'avons pas vu ce bénéfice."

"C'est dommage que Felipe ait terminé sa course de cette manière, il aurait été bien pour lui de signer un bon résultat. On a pu voir toute son émotion, il a été comme ça tout le week-end car cette dernière course à domicile devant son public, vécue avec sa famille et ses amis a été très spéciale pour lui. Nous tenons à féliciter Max Verstappen qui a été dans une classe à part lors de cette course, c'était incroyable. Il aurait pu gagner la course si elle avait été plus longue. Et je remercie les fans qui sont restés malgré les retards."
source: Nextgen-Auto.com

Rosberg ou Hamilton, Champion du monde si...
La victoire de Lewis Hamilton au Brésil a permis de placer le Britannique en position d'être titré lors de la finale de la saison, dans deux semaines, à Abu Dhabi.

Nico Rosberg a toutefois bien plus de chances de coiffer la couronne mondiale, grâce à ses 12 points d'avance.

Voici l'ensemble des situations possibles qui donnera le titre à l'un ou à l'autre des pilotes Mercedes F1.

- Si Hamilton gagne, Rosberg doit finir 2ème ou 3ème pour être Champion du monde. Si Rosberg finit 4ème ou pire, Hamilton sera sacré pour la 4ème fois.

- Si Hamilton finit 2ème, Rosberg doit finir au moins 6ème pour être Champion du monde. Si Rosberg finit 7ème ou pire, Hamilton sera sacré pour la 4ème fois. A noter que, si Rosberg termine 7ème, les deux pilotes seraient à égalité de points mais Hamilton serait sacré au nombre de deuxièmes places obtenues (5 contre 4).

- Si Hamilton finit 3ème, Rosberg doit finir au moins 8ème pour être Champion du monde. Si Rosberg finit 9ème ou pire, Hamilton sera sacré pour la 4ème fois.

- Si Hamilton finit 4ème, Rosberg doit finir au moins 10ème pour être Champion du monde. Si Rosberg ne marque pas ou abandonne, les deux pilotes seraient à égalité de points mais Hamilton serait sacré au nombre de troisièmes places obtenues (4 contre 2).

- Si Hamilton finit 5ème ou pire, Rosberg sera Champion du monde, quel que soit le résultat de l'Allemand.
source: Nextgen-Auto.com

Nasr - Un résultat qui prouve que je mérite de poursuivre en F1
Felipe Nasr n'a pas seulement donné un grand bol d'air à Sauber, hier, en marquant 2 points, mais il s'est aussi remis dans la lumière.

Le Brésilien, toujours sans baquet pour 2017, n'est pas encore assuré d'avoir le soutien de son sponsor, Banco do Brasil, pour continuer en Formule 1.

"Ce résultat est évidemment très important pour l'équipe mais aussi pour moi. Je vais faire en sorte de demander mon bonus!" lance Nasr, en référence aux 40 millions de dollars que vaut la 10ème place du championnat maintenant occupée par Sauber aux dépens de Manor.

"Je suis soulagé d'avoir marqué quelques points. Cela démontre la qualité de mon travail, surtout sous la pluie, quand le pilotage compte encore plus que la voiture. Cela démontre aussi que je ne lâche rien et que je suis capable de continuer en Formule 1... que je mérite de poursuivre. C'est une réponse aux critiques. Les gens jugent trop rapidement. Quand la chance se présente, il faut la saisir."

Ce résultat va-t-il aider à convaincre Sauber et / ou son sponsor? "Oui, définitivement. Ce résultat donne beaucoup de motivation au moment où l'équipe travaille sur la voiture de 2017. Et je n'ai jamais cessé de répéter que j'avais confiance dans cette équipe."

"Après la course, j'ai discuté avec Monisha (Kaltenborn) et elle était vraiment très contente. Plus que n'importe qui, elle connait les difficultés que nous avons traversées cette saison."

Nasr a admis qu'il allait devoir penser à son avenir cette semaine. Il sait que le Mexicain Esteban Gutiérrez, privé de baquet chez Haas F1, a rencontré Kaltenborn ce week-end. Gutiérrez convoite son baquet tout comme une place chez Manor. Le Brésilien a aussi proposé ses services à Manor...
source: Nextgen-Auto.com

Lauda souhaite un débat sur la gestion du GP du Brésil
Il y a une division dans le paddock concernant la gestion de la course d'hier, au Brésil, par la FIA et son directeur de course, Charlie Whiting.

Il n'était pas évident pour lui de savoir quand lancer ou arrêter la course et beaucoup pensent que Whiting a plutôt pris les bonnes décisions, même si le temps a pu paraitre long.

Evidemment, les critiques n'ont également pas manquées, du côté des plus anciens, comme Niki Lauda.

"Toutes ces interruptions de course ne sont pas dignes de la Formule 1. Je pense même que les conditions étaient parfaites pour une course sous la pluie", déclare le directeur non exécutif de Mercedes en F1.

"C'est encore un exemple où, selon moi, on peut constater que notre sport est trop réglementé. C'est vrai que tous les pilotes, y compris les meilleurs, se sont fait peur à un moment ou à un autre. A part peut-être Hamilton, qui était en tête. Mais c'est normal dans une course sous la pluie."

Lauda souhaite que le déroulement de la course et des interruptions qui ont été décidées soit revu.

"Je pense qu'il y a eu des erreurs commises dans la gestion et nous devons en parler avec Charlie pour voir comment nous pouvons faire mieux à l'avenir. Des pilotes de course doivent pouvoir courir, même dans les conditions les plus difficiles."

"Et je pense que certains pilotes feraient bien d'étudier le pilotage de Max et ses trajectoires sous la pluie. Il a donné une leçon à beaucoup de pilotes hier.
"

Pour Kimi Räikkönen, le problème vient du pneu pluie de Pirelli, qui n'est pas assez performant lorsque les conditions deviennent un peu trop pluvieuses.

"Ces pneus ont tendance à provoquer de l'aquaplaning même lorsqu'il ne peut pas très fort. Il y a 10 ans (sous entendu... avec d'autres manufacturiers, ndlr), ces conditions ne posaient pas de problème pour les pneus."

Les pilotes ont en effet constaté que les pneus intermédiaires et les pneus pluie avaient quasiment les mêmes performances hier, même si les premiers se dégradaient beaucoup plus vite, comme l'ont constaté les pilotes Red Bull notamment.
source: Nextgen-Auto.com

Horner est subjugué par la performance de Verstappen
Après la performance exceptionnelle de Max Verstappen à Interlagos, Christian Horner était le premier à féliciter son pilote, auteur d'une splendide remontée de 13 places en 16 tours pour aller chercher un podium pourtant mal engagé après une erreur de stratégie.

"C'était l'un des meilleurs pilotages que j'ai vu en F1 pour être franc, sa remontée était incroyable" se réjouit Horner. "Nous avons validé le choix des pneus intermédiaires qui semblait le meilleur à ce moment, car Daniel améliorait des temps absolus, et c'est le genre de décision qui aurait pu nous faire gagner la course, mais la pluie a augmenté. Sa manière de piloter sur les 15 derniers tours était incroyable."

"Il était quatrième et il a décidé d'abandonner cette place car il n'arrivait pas à bien négocier le dernier secteur avec ces pneus. Nous avons donc joué la sécurité et l'avons fait passer en pneus pluie. Dès qu'il est sorti des stands, il voulait récupérer son podium. Il n'a rien lâché et a piloté sans aucune peur sous ces conditions."

Le grand moment pour Verstappen restera son dépassement à l'extérieur sur Nico Rosberg pour le gain de la deuxième place: "C'était très courageux. Il est passé complètement à l'extérieur et n'a pas bougé, c'était incroyable d'autant que la visibilité était nulle. Il méritait son podium."
source: Nextgen-Auto.com

Hembery - On nous a gratifié d'un spectacle fantastique
Le pilote Mercedes Lewis Hamilton remporte ce Grand Prix du Brésil trempé et interrompu à plusieurs reprises en utilisant les Pirelli Cinturato Blue pluie, après deux jours d'essais passés sur le sec. Pour des raisons de pluie torrentielle, tous les concurrents devaient partir en Pirelli Cinturato Bleus pluie. Un autre Safety Car permit à certains concurrents, dont Red Bull, de passer en pneus intermédiaires assez tôt dans la course. Max Verstappen reprenait alors la course en quatrième position, le plus haut rang occupé par les intermédiaires.

A la suite de l'accident de la Ferrari de Kimi Räikkönen, la période de neutralisation sous drapeau rouge qui débutait après le 20ème tour se poursuivait par une nouvelle période sous Safety Car de sept tours. La suite? Une autre période sous drapeau rouge s'ensuivit avec un second départ derrière la Safety Car! Quelques tours plus tard, certains pilotes choisissaient de rentrer à leurs stands pour chausser à leur tour des intermédiaires, en dépit de la pluie qui ne ralentissait pas, pour tenter d'imiter Daniel Ricciardo qui brillait alors en piste ainsi équipé. Malheureusement, la pluie redoublait d'intensité et les "pluie" redevenaient le choix évident pour tous. Et comme la course avait débuté sur ces Pirelli sculptés obligatoires, le règlement dispensait les F1 de recourir aux pneus secs pour le reste de l'épreuve.

"On nous a gratifié d'un spectacle fantastique, dans des conditions extrêmes, avec des pilotes qui optaient pour les deux qualités de gommes disponibles pour produire un spectacle et des dépassements fantastiques, roues contre roues", déclare Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport.

"Mais ce qui nous fait le plus plaisir, c'est de voir que les spectateurs ont finalement pu assister à un Grand Prix en entier, en dépit des retards et des périodes de neutralisation. Ce fut une épreuve compliquée et longue, avec des passes d'armes magnifiques, telles que celles offertes par Max Verstappen et Felipe Nasr, sur son territoire, tout comme le retour en fin d'épreuve de Fernando Alonso. Tous ont prouvé aujourd'hui que l'on peut briller, même dans les pires conditions de piste."

Le Baromètre vérité Pirelli:

Lewis Hamilton s'est imposé sans même réaliser un véritable arrêt au stand en course, même s'il a changé deux fois de pneumatiques, passant deux fois des "pluie", lors des périodes sous drapeaux rouges. Les stratégies prévues n'ont pas servi à grand chose hier. Il s'agissait cette fois de réagir au mieux et au plus vite aux circonstances changeantes, tout en donnant aux pilotes les armes pour se battre et rallier l'arrivée.
source: Nextgen-Auto.com

Kaltenborn - Nous savions que ce serait possible sous la pluie
La Formule 1 a encore prouvé à Interlagos que rien n'était jamais terminé avant la fin d'une course ou d'un championnat, et la délivrance est enfin arrivée pour l'équipe Sauber qui n'avait toujours pas signé une seule arrivée dans les points depuis le début de la saison. L'équipe suisse marque deux points et avec eux, prend la dixième place du Championnat des Constructeurs à Manor, et les 40 millions de dollars qui vont avec.

"Tout d'abord, je veux remercier tout le monde dans l'équipe, que ce soit sur les circuits ou à l'usine de Hinwill" déclare Monisha Kaltenborn. "En dépit de circonstances difficiles, l'équipe a toujours travaillé dur et cru en ses talents, et ces points sont mérités. Nous savions que ce serait possible sous la pluie, même en partant du fond de grille, et Felipe l'a fait au prix d'une très belle performance."

"La neuvième place devant son public donne beaucoup de joie à tout le monde. Marcus a été malheureux dans ces conditions et a dû abandonner. Nous allons maintenant nous concentrer sur la finale à Abu Dhabi où nous nous battrons pour garder notre place au championnat."
source: Nextgen-Auto.com

Lauda et Wolff ont été époustouflés par Verstappen
Souvent critiqué par la direction de Mercedes pour son comportement en piste, Max Verstappen n'a pas subi de reproches après sa performance sous la pluie au Brésil.

Sa performance a été remarquée et a grandement impressionné Niki Lauda, pourtant peu avare en critiques sur le jeune Néerlandais auparavant.

"Cette course était incroyable à regarder bien que je n'ai pas compris le départ derrière la voiture de sécurité" expliquait Lauda après la course. "Lewis et Nico ont fait un travail parfait en signant le doublé. Verstappen était époustouflant par la manière dont il a dépassé tout le monde. Je savais qu'il était bon, mais il a encore montré un peu plus ce dont il était capable."

Pour Toto Wolff, "c'était le show Verstappen! Un pilotage incroyable, beaucoup de spectacle. Il a redéfini la physique lors de cette course!"

Plus habitué à voir son fils piloter dans toutes les conditions, Jos Verstappen s'est lui aussi montré surpris par la course de son fils.

"Je dois dire qu'il m'a surpris. J'ai vu beaucoup de ses courses mais celle-ci était incroyable. Il s'est fait plaisir au volant, la stratégie n'était pas la bonne mais ça valait le coup de faire un arrêt de plus! C'est bon pour la F1, tout le monde est enthousiaste, que demander de plus?"
source: Nextgen-Auto.com

Ryan - Manor a perdu gros avec les deux points de Sauber
Malgré une performance incroyable d'Esteban Ocon, qui a longtemps été dans les points au volant de sa modeste Manor, l'équipe anglaise a perdu la dixième place du classement des constructeurs après les deux points marqués par Sauber, qui étaient aussi les deux premiers de la saison pour l'équipe suisse. Manor pointe désormais à la onzième place et renoncera, si ça se confirme, aux 40 millions de dollars de répartition des droits de diffusion.

"Nous étions inquiets à Austin et Mexico après que Sauber avait failli marquer un point, et nous savions en venant ici que le risque était élevé" se souvient Dave Ryan. "La chance joue toujours un rôle avec des conditions comme celles du jour. A un moment de la course, elle était en notre faveur et nous nous dirigions vers une double arrivée dans les points, Nasr était devant mais les choses bougeaient en notre faveur."

"La course évoluait à chaque tour, à chaque apparition de la voiture de sécurité, et au final la course a joué pour Sauber et pas pour nous. Esteban a lutté sans relâche afin de nous redonner l'avantage et nos deux pilotes ont fait un très bon travail. Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre. L'équipe est déçue, et c'est un euphémisme, mais il reste une course et nous ferons notre maximum jusqu'au drapeau à damiers à Abu Dhabi."

Il se murmure cependant que la perte de ces 40 millions de dollars pourrait décider l'équipe Manor à mettre la clé sous la porte à la fin de la saison, faute de budget suffisant. Ces deux points de Sauber pourraient donc avoir des conséquences plus importantes que prévu.
source: Nextgen-Auto.com
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