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Brèves du paddock

Les news du Dimanche 06 Novembre 2016

Ross Brawn veut travailler sur un plan à long terme
Ross Brawn va bientôt revenir en Formule 1 à un poste à responsabilités quant au développement de la discipline. S'il a démenti prendre la place de Bernie Ecclestone dans un futur proche, l'ancien patron d'écurie va certainement obtenir un rôle important au sein de Liberty Media, nouveau propriétaire de la F1, afin d'aiguiller au mieux possible son évolution à long terme.

"J'espère que Liberty Media envisage un plan pour l'avenir" explique le principal intéressé. "Il faut se demander à quoi devra ressembler la Formule 1 dans trois ou cinq ans. Les critiques entendues actuellement sont-elles justes et peuvent-elles être empêchées? Chacun veut voir plus d'action, mais ne risque-t-on pas de trop en voir? Il faut du changement d'une course à l'autre sans quoi ça peut devenir ennuyeux."

Faire partie de Liberty Media n'est pas la seule solution pour peser dans la balance et l'on pourrait très bien lui proposer un poste au sein de la FIA pour travailler sur les prochaines années et sur les directions à donner à la F1.

"C'est possible, si c'était le meilleur moyen d'être influent et d'améliorer la F1, ce n'est pas hors de question. Ce n'est pas mon environnement idéal pour être honnête, mais ce n'est pas pour critiquer la FIA, c'est plutôt pour me critiquer personnellement! Ce serait une possibilité, je pense que quand la poussière retombera, on verra ce qu'il se passe et sur quelle échelle de temps. Nous pourrons ensuite prendre de meilleures décisions quant à mon implication, et à quel niveau."

Bien qu'il manie un peu la langue de bois pour le moment, il est très clair sur une chose: il ne s'investira pas en Formule 1 s'il n'a pas la garantie de travailler sur un plan à long terme pour assurer à la discipline une évolution adaptée à son époque.

"La plus grosse frustration pour moi est qu'il ne semble y avoir aucun plan et que tout n'est que réaction. Je pense qu'il serait très intéressant d'établir une stratégie et un plan afin de savoir où l'on veut en être dans trois ou cinq ans. Les F1 ont des moteurs technologiquement impressionnants actuellement, mais est-ce le moteur pour l'avenir? Que seront les moteurs dans cinq ans? Y aura-t-il un autre moteur et que sera-t-il? Si l'on veut amener une nouvelle génération de moteur dans cinq ans, il faudra très rapidement travailler dessus. Les moteurs sont incroyables mais coûtent beaucoup d'argent, ce qui n'aide pas les petites équipes. Pouvons-nous produire des moteurs aussi technologiques sans qu'ils coûtent aussi cher?"

"C'est ce genre de question que l'on doit se poser, et si l'on pose de tels objectifs maintenant, ce n'est pas pour l'année prochaine mais pour dans trois ou cinq ans. Comme tous les plans, on peut ensuite l'ajuster, mais au moins dégrossir l'idée avec les actionnaires, les diffuseurs, les promoteurs, puis les circuits, les équipes, les médias et les fans, afin de voir ce qu'ils veulent et orienter le plan avant de le mettre à exécution" envisage-t-il.

Brawn insiste sur le principal problème selon lui, à savoir que la F1 ne dispose d'aucun plan et ne fait que prendre des décisions en fonction des situations amenées par les décisions précédentes.

"Je ne crois pas qu'un tel plan ait déjà été fait en F1. Par exemple, quand on voit que les audiences plongent, on tente des changements, sur les qualifications par exemple, et nous avons vu que ces décisions peuvent être très mauvaises. Ensuite Mercedes domine, on change de nouveau les règles. Peut-être que c'est une solution, mais encore une fois, où voulons-nous amener la F1 dans trois ou cinq ans? Peut-être que nous ne le savons encore pas, mais y réfléchir est sûrement une meilleure idée que d'attendre de voir où cela nous mènera."

Sur ce point, difficile de donner tort à Ross Brawn...
source: Nextgen-Auto.com

Ecclestone maintient son idée de murs en bord de piste
Dans sa série de déclarations plus folkloriques les unes que les autres, Bernie Ecclestone avait récemment émis l'idée d'installer des murs aux abords des pistes afin d'empêcher les pilotes de couper les virages. L'Anglais a tenu à préciser sa pensée, après que les pilotes ont mis en lumière le problème en coupant allègrement la première chicane à Mexico.

"J'ai précisément dit que ces murs empêcheraient les pilotes de passer hors de la piste" explique Ecclestone. "De nos jours, quand ils le font, des personnes doivent décider si c'était dû à un problème, s'ils voulaient gagner du temps, ou s'ils ont fait une erreur. On doit donc se reposer sur une opinion, et si l'on a trois commissaires, on a généralement trois opinions. L'un peut demander une disqualification, le deuxième une pénalité et le troisième estimer qu'il n'y a aucun souci."

"Le plus simple à faire pour certains virages, et j'entends par là des virages qui ne sont pas dangereux et où les pilotes peuvent tirer un avantage, serait de construire des murets pour leur rappeler qu'il y a une ligne blanche. Cela voudrait dire qu'on déplacerait la ligne blanche de 40 centimètres."

Ecclestone se défend bien sûr de vouloir mettre les pilotes en danger. Son principal argument réside dans la sécurité des courses urbaines, qu'il a amenées en Formule 1 et pour lesquelles il a instauré des standards de sécurité très élevés.

"J'ai fait plus pour la sécurité en Formule 1 que n'importe qui, à commencer par installer des centres médicaux sur les circuits, donc on n'a pas besoin de parler de cela. Je n'ai jamais rendu le circuit de Monaco dangereux, et il est présent depuis des décennies. Bakou n'a pas posé de problème, Singapour non plus. Si l'on demande à un pilote quelle course il préférerait gagner, la réponse immédiate sera Monaco! Et l'on en vient au principal: aucun pilote ne s'est jamais plaint de Monaco."

Malgré le prestige de la manche monégasque, les pilotes auraient plutôt tendance à voter pour Spa et Suzuka... où l'on ne trouve aucun mur au milieu des virages!
source: Nextgen-Auto.com

Marko est ravi de sa paire de pilotes chez Red Bull
Le Dr. Helmut Marko est connu pour avoir le talent de dénicher les champions de F1 du futur. Son aptitude a déjà payé par le passé: Sebastian Vettel a remporté avec Red Bull 4 championnats du monde et les autres pilotes issus de la filière du Taureau Rouge ont un très bon niveau.

Depuis le Grand Prix d'Espagne de cette année, Red Bull peut compter sur les prestations solides de Daniel Ricciardo et de Max Verstappen.

Marko a beaucoup d'estime pour Ricciardo qu'il avait déjà remarqué il y a quelques années.

"Ricciardo est un "petit" gars raisonnable et intelligent. Il sait qu'il doit livrer des performances. Je l'ai remarqué avec ses très bons résultats en essais avec Toro Rosso. A Bahreïn il s'est une fois qualifié 6ème, ce qui était bien mieux que ce que la voiture permettait de faire. Et quand il était chez HRT, il a battu des gens comme Liuzzi, qui étaient plus habitués que lui."

"Maintenant Verstappen lui donne de nouvelles références; il demande ainsi lors de la course, quand ses temps sont plus lents, où il perd du temps face à Verstappen. Cela l'aide à mobiliser ses réserves dans un sens positif."

L'Autrichien ne cache pas l'admiration qu'il a pour son nouveau poulain, Max Verstappen.

"Il est incroyable, dans ce qu'il livre comme performances mais aussi dans sa maturité pour son âge. Mais parfois on peut encore sentir les 18, 19 ans. Il faut garder à l'esprit le peu de courses qu'il a derrière lui et son jeune âge, et alors on peut voir son talent exceptionnel, comme on en a un seulement tous les 10 ans."

"La première fois que j'ai discuté longuement avec lui, c'était quand il roulait en Formule 3. Il avait 16 ans. Normalement, je parle avec un pilote pendant 30 minutes et je sais tout, ou alors, j'ai obtenu ce que je voulais savoir. Avec Max, je me suis entretenu presque 2 heures. Et déjà à cette époque, on pouvait remarquer une maturité incroyable. C'était comme si l'esprit d'un jeune homme de 25 ans habitait le corps d'un adolescent de 16 ans. En parallèle, il y avait un énorme désir d'avoir plein de succès. S'ajoutaient à cela une excellente connaissance de ses propres qualités et cette assurance incroyable."

"Il ne répond pas de manière arrogante, mais il exprime son avis et ne se laisse pas intimider ni par les champions du monde, ni par qui que ce soit qui le critique."

Marko est plus que satisfait d'avoir deux pilotes qui fonctionnent très bien ensemble malgré une rivalité féroce, contrairement à ce qu'il a pu connaître quand Vettel et Webber étaient coéquipiers.

"Ils ne se sont jamais vraiment bien entendu. C'était en réalité une lutte entre deux équipes et cela empêche bien sûr le développement. Maintenant, l'ambiance est meilleure. Nous sommes heureux d'avoir deux super pilotes qui se respectent mutuellement."
source: Nextgen-Auto.com

Un pilote payant chez Williams? Stroll doit encore s'acheter une légitimité
C'était un secret de Polichinelle: la décision de titulariser Lance Stroll aux côtés de Valtteri Bottas l'an prochain datait de déjà plusieurs mois. L'écurie de Grove n'a donc pas attendu que le Canadien finisse sa saison de Formule 3 européenne pour décider d'en faire le remplaçant de Felipe Massa. Heureusement, le jeune pilote de 18 ans a réalisé une fin de parcours exceptionnelle, aucun doute là-dessus. Avec 14 succès en 30 courses cette saison, il a écrasé la concurrence dans sa catégorie junior.

Quand on sait qu'Esteban Ocon fut champion de F3 avec moins de marge et que Max Verstappen lui-même ne termina "que" vice-champion avant de faire le grand saut chez Toro Rosso, ne badinons pas: oui, Lance Stroll mérite sa place en Formule 1.

Le problème, c'est qu'il n'est pas le seul. Les futurs champions GP3 et GP2 de cette année le mériteront aussi. Alors, pourquoi Stroll et pas eux? Parce qu'ils n'ont pas de père milliardaire! Ce n'est un secret pour personne: depuis ses débuts en compétition automobile, Lance Stroll bénéficie d'un soutien financier massif de la part de son père. Rien que pour le préparer à sa saison en F1, celui-ci aurait déjà déboursé plus de 70 millions d'euros (quasiment le budget de Manor!) pour offrir des tests (avec une Williams 2014) à son fils. Pour l'égalité des chances, on repassera, mais c'est la règle du jeu.

Lance Stroll apporte certes de l'argent à Williams, mais que dire d'un Sergio Pérez par exemple? Le Mexicain apporte plusieurs millions à Force India grâce au soutien du milliardaire Carlos Slim. Et pourtant, il n'a pas la réputation d'être un pilote payant, notamment grâce à ses excellentes performances. En réalité, de nos jours en F1, il n'y a pas d'un côté les pilotes payants et les pilotes arrivés au sommet par leur propre talent. Chaque pilote apporte son lot de billets verts, même Fernando Alonso (avec la banque Santander) ou Romain Grosjean quand il était chez Lotus (avec le soutien de Total). Lance Stroll est dans cette lignée.

Certes, Lance Stroll n'a ni volé ni acheté totalement sa place en F1. Sa saison en F3 l'a assez prouvé. Cependant, il sera constamment sous pression en 2017 en raison de son statut (mérité ou non) de pilote payant. C'est ce qui devrait lui nuire le plus. On lui pardonnera moins les erreurs que chaque débutant ne peut manquer de commettre. Moins qu'à un Esteban Ocon ou à un Pascal Wehrlein par exemple, car eux n'ont pas payé de leur poche pour piloter chez Manor (même si, sans le soutien de Mercedes, leur titularisation n'aurait pas été possible).

Par-dessus le marché, Lance Stroll commence d'emblée dans une écurie historique de la F1, pour remplacer une figure du plateau, Felipe Massa. Les fans du Brésilien, les fans de Williams et, de manière générale, tous ceux qui pensent que Lance Stroll a acheté son baquet, ne pardonneront aucun écart au Canadien.

Toute la mission de Lance Stroll sera de se défaire la saison prochaine de sa réputation de pilote payant. Qui risque de lui coller à la peau, comme le sparadrap du Capitaine Haddock, si jamais il accumule les bourdes. Qui pourrait le déstabiliser psychologiquement. Qui pourrait, enfin, entacher la réputation de Williams, réduite à n'être qu'une écurie de plus embauchant des pilotes payants.

C'est pour cela que depuis sa nomination, Lance Stroll n'a cessé de répondre à ses accusateurs. Et il prépare déjà le public à d'éventuelles erreurs: "Je dois apprendre beaucoup de choses pour l'an prochain, et je suis un rookie, donc il se peut que je commette quelques erreurs en apprenant de nouvelles choses. (...) Il y a aura beaucoup de choses nouvelles pour moi, parce que je commencerai de zéro."

Du côté de Claire Williams, le ton ne varie pas. La directrice de l'écurie répète à longueur de journée que son choix n'a pas été dicté par des impératifs financiers: "Je voudrais être très claire. Williams a été une équipe, ces dernières années, qui a clairement déclaré qu'elle ne permettrait pas que des considérations financières dictent le choix des pilotes. Et nous avons absolument respecté cette intention cette année. L'argent ne dicte pas la performance du pilote dans le cockpit. Vous êtes performant ou vous ne l'êtes pas. Lance a prouvé qu'il avait ce talent. Il doit faire le boulot l'an prochain en F1, pour mettre fin à ces rumeurs."

Que la direction de Williams répète le même discours n'est pas anodin. Il n'y a pas de fumée sans feu. Lance Stroll pâtit bien d'un soupçon d'illégitimité qu'il s'agit d'étouffer le plus vite possible. Le problème avec ce genre de déclarations, c'est que cela conforte, dans le sentiment du public, le fait qu'il y a quelque chose qui cloche. Pour dresser un parallèle, prenons, au hasard, le cas d'un Jean-François Copé ou d'un Nicolas Sarkozy. Les deux candidats à la primaire de la droite et du centre en France sont souvent interrogés sur leurs "affaires". Ils répètent à l'envie qu'ils n'ont jamais été condamnés, et que jusqu'à preuve du contraire, ils sont innocents. Et c'est parfaitement vrai. Mais le fait même qu'ils soient obligés de réaffirmer leur innocence n'est pas sans conséquence dans l'esprit du grand public. Ils ont beau dire qu'ils sont innocents, c'est tout de même bizarre qu'on les interroge sur ces affaires... C'est le même raisonnement que l'on peut suivre pour Claire Williams: elle répète sans cesse que Lance Stroll n'est pas un pilote payant; c'est peut-être vrai, mais si elle le répète sans cesse, c'est qu'il y a bien un soupçon quelque part... Réfuter une calomnie, c'est sûrement utile, mais on parle tout de même toujours de la calomnie.

Imaginons donc, l'an prochain, que Lance Stroll commette quelques bourdes. Immédiatement, le Canadien doit s'attendre à une salve de critiques: c'est un pilote payant, "papa Stroll" a acheté sa place, il ne vaut pas Massa... En 2015, tout le monde attendait aussi la première erreur de Max Verstappen (comme à Monaco) pour lui tomber dessus, à cause de son âge, cette fois-ci. Le Néerlandais a réussi à effacer son soupçon d'illégitimité (son trop jeune âge) sur la piste. Lance Stroll, l'an prochain, fera face au même défi: prouver qu'il mérite pleinement sa place en F1. D'autres, comme Stoffel Vandoorne, n'ont déjà plus ce problème. C'est un avantage psychologique immense. Bon courage à Lance Stroll, donc! Il n'y a qu'une seule chose que son père ne pourra acheter: sa légitimité!
source: Nextgen-Auto.com

Brawn trouve l'arrogance de Verstappen rafraîchissante
Depuis son arrivée en Formule 1, Max Verstappen a su réjouir les spectateurs. Son talent est indéniable, mais au fil du temps, le pilote Red Bull a aussi tendance à beaucoup agacer, que ce soit sur la piste ou dans le paddock.

Il faut dire qu'il n'épargne personne: ses défenses agressives, qui ont donné naissance à la "loi anti-Verstappen" ou ses déclarations insolentes envers des figures emblématiques de la discipline, comme Niki Lauda, commencent à forger une image du jeune homme peu flatteuse, qui pourrait faire de l'ombre à ses qualités de pilotage.

Mais pour l'ingénieur de génie qu'est Ross Brawn, la présence de Verstappen sur la grille de départ est une aubaine pour la F1.

"Max pilote exactement comme il doit le faire" dit-il. "Les pilotes en Formule 1 doivent se battre sur la piste."

Brawn fait même un parallèle entre le jeune pilote et Michael Schumacher, avec qui il a collaboré des nombreuses années. Pour lui, l'arrogance de Verstappen lui rappelle le Baron Rouge.

"Il a la même confiance en lui, celle qui parfois peut taper sur les nerfs" confie-t-il.

Brawn comprend toutefois que le Néerlandais puisse énerver les pilotes plus anciens de la grille.

"Les anciens ont une certaine attente. On doit les respecter. Mais c'est une compétition difficile et les jeunes veulent s'établir le plus vite possible. Je peux trouver beaucoup de points de comparaison entre Max et Michael. Lui aussi a énervé beaucoup de monde. Avoir quelqu'un comme Max, c'est fantastique pour le sport" conclut le Britannique.
source: Nextgen-Auto.com

Sauber et l'ancien moteur Ferrari, un pari perdu d'avance?
A l'instar de Toro Rosso cette saison, Sauber a fait le choix d'utiliser un moteur de la saison précédente pour 2017 et utilisera donc, l'année prochaine, le bloc propulseur actuel de Ferrari. Tout comme Toro Rosso, Sauber ne recevra aucun développement sur son moteur et devra composer avec un bloc plus faible toute l'année.

Arguant que cette décision était le fruit d'un travail déjà entamé sur la future monoplace, travail établi autour du moteur actuel, l'équipe suisse assure qu'il s'agit là d'un choix sportif et non d'une contrainte financière. Toutefois, en dépit des résultats honorables de Toro Rosso cette saison, un tel choix à de grandes chances de s'avérer désastreux.

Si la petite Scuderia, propriété de Red Bull, a pu se battre pour la cinquième puis la sixième place du classement constructeur, c'est avant tout grâce à l'expertise et la maîtrise technique de James Key, chef d'orchestre du département technique de l'équipe, qui a créé un châssis excellent, et non parce que le moteur 2015 était au niveau du 2016 en début de saison.

En revanche, Sauber montre depuis quelques années de grandes difficultés à créer des monoplaces qui soient au niveau de la Toro Rosso de cette saison, et plus généralement des voitures capables de prétendre ne serait-ce qu'à un Top 10.

Dès lors, on peut envisager que Sauber soit en fond de grille dès la première manche de la prochaine saison, et qu'elle y reste tout au long malgré le recrutement de Jorg Zander, ancien chef d'orchestre de Brawn GP et d'Audi en Championnat du monde d'endurance. En effet, ce très bon recrutement, le premier de l'ère Longbow Finance, pourra donner une très bonne direction d'évolution au niveau du châssis et donc de l'exploitation du châssis, mais il ne faut pas non plus en attendre un effet dès 2017.

La saison 2018 sera donc possiblement celle de la résurrection pour Sauber, avec un excellent directeur technique et un moteur Honda que la rumeur lui prête, mais l'année de transition qui attend l'équipe suisse s'annonce plus que compliquée. Espérons toutefois qu'elle ne décourage ni ses investisseurs ni Zander, car les infrastructures à Hinwil ont toujours le potentiel pour créer une voiture visant de gros points, du moment que le budget suive sur une saison complète.

Rappelons qu'au sortir de la saison 2014 où elle n'a marqué aucun point, Sauber a sorti une voiture valant les points en début de saison, avant que le manque de trésorerie ne l'essouffle. Son habitude des difficultés financières depuis maintenant près de 10 ans permet à Sauber de se réinventer et de se reconstruire, même si cette reconstruction passera par ce qui s'annonce comme la pire année de son existence.
source: Nextgen-Auto.com

Ricciardo évoque son admiration pour Webber
Encore deux courses d'Endurance et, ensuite, Mark Webber raccrochera le casque après 25 années passées sur les circuits.

Pour Daniel Ricciardo, Webber a été depuis ses débuts une figure importante dans sa carrière.

"Il était toujours gentil avec moi, toujours présent quand je l'appelais au téléphone, que ce soit pour un conseil, des paroles réconfortantes ou ce dont je pouvais avoir besoin" révèle l'actuel pilote Red Bull.

"Il m'a bien aidé parce qu'il connaissait le système Red Bull depuis un bon moment."

En effet, Webber a lui-même passé pas moins de six ans dans le cockpit de la marque au Taureau Rouge, entre 2007 et 2013. Depuis son départ de la catégorie reine, c'est Ricciardo qui occupe son baquet. Ce dernier se souvient à quel point son compatriote a pu être un soutien de qualité.

"Il a toujours été là pour un coup de main, si jamais j'en avais besoin. Cela m'a motivé à me rendre en Europe et j'ai essayé de marcher sur ses traces."

Pour Ricciardo, c'est Webber qui a consolidé son envie d'embrasser une carrière en F1, bien plus que Jack Brabham et Alan Jones.

"Lorsque j'étais enfant, j'ai suivi son parcours. Puis il est parti en Europe et tout le monde en a parlé. Pour moi, ça m'a semblé d'un coup possible."

Ricciardo admire encore plus son idole pour sa carrière en Endurance.

"Il a eu une deuxième carrière pleine de succès après la Formule 1. Il l'a vraiment mérité. Je pense qu'il va s'en aller avec un grand sentiment de satisfaction."
source: Nextgen-Auto.com

La nouvelle Renault est déjà très attendue
Renault F1 n'a jamais caché que 2016 était une saison de transition pour le constructeur français, après avoir racheté Lotus au dernier moment, à la fin de la saison 2015.

Logiquement, tous les efforts se sont rapidement portés sur la saison 2017, qui offre en plus un nouveau défi technique à toutes les équipes. Frédéric Vasseur est déjà impatient de voir en piste ce que cela va donner.

"2017 est un immense challenge. Le nouveau règlement nous offre un nouveau défi technique et nous produirons notre première voiture sous notre nouveau régime. Il y a une véritable excitation autour de la nouvelle monoplace et l'usine s'attend à des mois très occupés pour la réaliser", explique le directeur de Renault F1.

"L'année prochaine forme également une grande inconnue car nous créons tous nos nouvelles voitures séparément et nous ne saurons pas nous situer jusqu'aux premiers essais en piste à Barcelone. C'est ce qui est excitant dans cette industrie. Nous avons hâte de prendre la piste pour le premier jour de tests afin d'avoir une idée d'où nous sommes. Mais d'ici là, nous avons les deux dernières courses de 2016. Soyez certains que nous donnerons tout au Brésil et à Abu Dhabi!"

Vasseur met en avant un changement particulier du règlement, qui aura un impact plus important que ce qu'on peut imaginer: les pneus larges.

"Il est vrai que des réglages légèrement différents seront requis! L'équipe devra certainement se concentrer sur son entraînement dans ce domaine. Les pneus seront plus lourds et nous aurons également besoin de différents équipements allant des chariots aux couvertures. Nous devrons beaucoup répéter les arrêts, comme toujours, car les gommes seront considérablement plus larges et lourdes à l'arrière. Il faudra un certain temps pour s'adapter, mais cela fait partie du défi proposé en F1. Nous y porterons beaucoup d'attention avant la première course en 2017."
source: Nextgen-Auto.com

Verstappen a hâte de conclure 2016... sur une bonne note
Max Verstappen, après avoir connu un Grand Prix du Mexique mouvementé et riche en polémiques, s'apprête à rejoindre des latitudes peut-être plus calmes ou propices pour lui: le Brésil. Le Néerlandais aura à cœur de faire valoir les qualités aérodynamiques de sa Red Bull sur un circuit particulier (en sens inverse des aiguilles d'une montre) mais aussi très court.

"J'aime le circuit du Brésil, c'est un tracé vraiment spécial avec un peu de dénivelé, et le fait qu'il soit en sens inverse des aiguilles d'une montre est un petit défi supplémentaire. La piste est un tracé assez technique, en particulier le secteur 2. Il est important de bien le réussir pour signer un tour rapide. Comme de nombreux circuits sur lesquels nous courons, celui du Brésil a eu sont lot d'histoires et de grands moments avec le temps. Cela en fait un des rendez-vous 'spéciaux' du calendrier".

"C'est bien sûr l'avant-dernière course de 2016. C'est étrange de penser que nous serons à Abu Dhabi dans juste quelques semaines, mais j'ai hâte de conclure cette année sur de très bonnes notes, pour nous diriger vers une année 2017 encore plus forte".

Le jeune pilote Red Bull, qui n'a plus de véritable objectif comptable en cette fin de saison, à part dépasser symboliquement les deux Ferrari au classement des pilotes, en profitera-t-il pour découvrir São Paulo et ses environs?

"Je n'ai pas eu encore beaucoup l'opportunité de découvrir São Paulo. J'ai appris de l'an dernier que c'était une ville vraiment très affairée, et j'espère que cette année, j'aurai la chance de l'explorer et de voir davantage la culture locale. Le spot formidable où je suis allé l'an dernier était Fogo De Chao, un steakhouse brésilien vraiment sympathique et authentique, j'y retournerai à coup sûr cette année."
source: Nextgen-Auto.com

Stroll va attendre avant de se fixer des objectifs
Jeudi dernier, le monde a découvert sans grande surprise l'identité des pilotes titulaires de Williams pour 2017. Valtteri Bottas a été prolongé et Lance Stroll a été confirmé pour remplacer Felipe Massa, qui quittera la Formule 1 à la fin de cette saison.

Fils du milliardaire Lawrence Stroll, le Canadien a déjà fait couler beaucoup d'encre de par son jeune âge mais surtout à cause des dépenses pharaoniques déboursées pour son entraînement. Mais le jeune pilote n'a pas démérité en décrochant le titre de champion de Formule 3.

Lance Stroll est ravi de bientôt pouvoir disputer sa toute première saison en Formule 1.

"C'est vraiment un rêve que j'ai depuis que je suis très jeune et je suis super content, je dois remercier tout le monde qui m'a aidé pour être où je suis aujourd'hui, tous les ingénieurs, tous les professeurs, tous les entraîneurs que j'avais, c'est vraiment juste incroyable" déclare-t-il à RDS.

"Quand j'avais 8 ans même bien avant ça, quand j'avais 4 ans, je regardais les Grands Prix chaque dimanche, et c'était Schumacher qui gagnait les courses et je me rappelle qu'à cette époque, quand je regardais la télé, je m'imaginais ce que c'était, d'être en F1. J'ai fait des années de karting, ensuite la Formule 4, puis la Formule 3, tous les championnats et maintenant, je suis en F1 et c'est vraiment juste super."

Le jeune homme avoue qu'il ne s'imaginait pas à ce que son ascension aille aussi vite mais il est sûr d'être au niveau pour concourir en Formule 1.

"Si je regarde année par année, parce que tu ne sais jamais ce qui peut arriver, je pense que cette année a été vraiment super pour moi. Je me suis vraiment beaucoup amélioré par rapport à l'an dernier et c'est pour ça que j'ai eu cette opportunité. L'année passée, c'est sûr, si j'avais dit: 'après cette année, je serai en F1', maintenant, je dirais non, parce que je n'étais pas encore prêt à l'époque. Mais je me suis vraiment amélioré, j'ai fait un grand pas en avant, et maintenant je me sens prêt pour la F1."

Stroll reconnait que cela faisait déjà plusieurs mois qu'il était en pourparlers pour avoir un baquet chez Williams en 2017.

"L'année passée j'ai commencé avec Williams dans leur programme de développement, alors j'ai tout le temps été en contact avec Claire (Williams) et tout le monde chez eux. Au mois d'août, cette année, lors de la pause d'été qui a duré 5 ou 6 semaines, c'est là qu'on a commencé à parler des opportunités pour l'année prochaine. Du mois d'août au mois d'octobre, nous avons discuté et quand j'ai gagné le championnat de Formule 3, c'est là où j'ai su que je serai en F1 en 2017."

Pour le Canadien, faire ses débuts en Formule 1 avec l'équipe de Grove est un avantage.

"Je ne ferais pas ce saut avec une équipe qui ne m'emmènerait pas dans la bonne direction. Je pense que Williams est une équipe qui travaille bien avec les jeunes pilotes, on l'a déjà vu dans le passé avec Valtteri Bottas, Nico Rosberg, Jacques Villeneuve, Jenson Button... ils ont tous commencé ici chez Williams, qui a vraiment une histoire avec les jeunes pilotes et je pense que c'est une bonne décision pour moi."

Stroll compte bien mettre toutes les chances de son côté pour réussir.

"Oui, je pense que je vais être ici (à Grove) tout le temps, travailler avec les ingénieurs, dans le simulateur et partout, dans tous les domaines que je peux préparer pour l'année prochaine. Déjà depuis cette année, j'ai été beaucoup ici pour progresser en F3. Maintenant, c'est pour la F1 et pour la prochaine saison."

Le pilote aborde son nouveau défi avec beaucoup de sérénité et ne semble pas si impressionné par ce que représente un début en catégorie reine.

"Ce n'est pas si différent de l'autre travail que je faisais avant, c'est juste une nouvelle étape, j'ai passé pleins d'étapes durant ma carrière. Quand je suis passé du karting à la Formule 4, quand je suis passé de la Formule 4 à la Formule 3, c'était la même sensation que celle que j'ai maintenant, je me suis dit "Oh, ça va être énorme, il faut que j'apprenne". Et maintenant je viens d'être champion de Formule 3, alors c'est toujours la même chose. Clairement, en F1, c'est plus grand, il y a plus de personnes et de choses à penser, plus de difficultés, mais oui, je suis prêt pour ce défi."

"Il y a plus de pression en F1, je me mets moi-même de la pression pour bien faire et l'équipe veut aussi que je fasse bien. C'est un sport de pression mais ça ne change pas des autres catégories, c'est aussi une des raisons pour lesquelles on fait ça. Si c'était facile, tout le monde le ferait et c'est comme dans n'importe quel autre sport: il y a de la pression partout, il faut juste la gérer correctement et il faut pousser à fond, comme toujours."

Stroll évoque les essais privés auxquels il a participé pour se préparer au mieux pour l'année prochaine.

"J'ai fait 6 jours jusqu'à maintenant et je ne peux pas exactement dire combien de jours on va faire au total, mais ça ira très bien pour me préparer pour l'année prochaine, je l'espère. La F1, c'est nouveau, il y a beaucoup de puissance, alors c'est sûr que c'est incroyable. Il y a beaucoup d'aérodynamique aussi. C'est la meilleure voiture au monde, mais la Formule 3 c'est aussi un très haut niveau. Après la Formule 3, il n'y a plus vraiment de voiture qui puisse vraiment te surprendre. Je pense que la F3 t'apprend vraiment à conduire et à être dans un championnat de très haut niveau. C'est sûr que la F1 c'est une autre étape mais ça ne me surprend pas trop."

Mais malgré les moyens qu'il a à sa disposition, le jeune homme ne saurait dire pour l'instant où il se situe comparé à ses futurs rivaux.

"C'est dur de se comparer, parce qu'il n'y avait que moi sur la piste lors de ces essais, alors on ne voit pas d'autres pilotes, on ne peut pas voir ce qu'ils feraient. On peut voir les données de 2014, ce que les pilotes de 2014 ont fait dans cette voiture, mais même là, les conditions sont toujours différentes. Je me concentre sur moi-même et l'équipe se concentre sur le fait de m'aider le mieux possible pour la première course et c'est ce que l'on fait avec ce programme."

Le nouveau règlement 2017 réjouit beaucoup de pilotes, et Lance Stroll est également ravi des changements qui vont avoir lieu sur les voitures, même s'il va falloir se préparer encore plus intensivement.

"Ҫa va être énorme, ça va être une nouvelle année pour tout le monde, mais c'est sûr que physiquement ça va être vraiment dur. Tous les changements en aérodynamique et aussi les pneus qui sont plus larges, ça va donner beaucoup plus d'adhérence sur la piste et c'est sûr que physiquement, il faut être au top parce que sinon ça va être un problème. Alors il faut que je travaille chaque jour à 100% pour être prêt pour la première course. Bien sûr que je vais devoir passer une étape parce que ce n'est pas la F3, mais je m'entraine depuis que je suis très jeune. C'est un nouvel objectif, on va essayer de l'atteindre, pour être physiquement prêt."

Quant à ses résultats attendus, Stroll n'a pas encore d'objectif précis pour l'année prochaine. Selon lui, il est encore trop tôt pour en avoir.

"Je n'ai pas encore d'objectif, parce que je ne sais pas où je me situe comparé aux autres, alors il faudra que je vois les points où je suis déjà bien et ensuite, il faudra regarder les points que je vais devoir travailler. Je compte prendre ça course par course, je suis une jeune recrue, alors ça va être nouveau pour moi. Je vais faire des erreurs, il va me falloir apprendre de ces erreurs, mais je suis prêt pour ce défi. La première année, je ne vais pas me mettre trop de choses dans la tête... C'est sûr que je veux avoir de bons résultats, je suis un compétiteur, je veux tout le temps gagner, mais il faut voir aussi plein d'autres détails qui doivent fonctionner. Je vais me concentrer sur moi-même, faire le meilleur travail possible pour réaliser les meilleurs résultats à chaque course."
source: Nextgen-Auto.com

Gutiérrez ou Magnussen - que doit choisir Haas?
Haas F1 n'a pas encore annoncé son choix de pilotes pour l'an prochain. Si la prolongation de Romain Grosjean semble assurée, l'incertitude est bien plus grande pour le deuxième baquet. La place d'Esteban Gutiérrez est menacée par plusieurs prétendants, dont en premier lieu Kevin Magnussen. Haas aurait même déjà fait une offre ferme au pilote Danois (rumeur démentie par Haas)... mais Magnussen souhaiterait en priorité être conservé par Renault.

Une chose est sûre: si Haas hésite, c'est que le choix n'est pas évident. Il faut dire que le bilan comptable d'Esteban Gutiérrez n'est pas reluisant - c'est une litote. Voici pourquoi - signe inquiétant pour le Mexicain - Gunther Steiner, le directeur de l'écurie, s'est publiquement dit déçu de la saison de son deuxième pilote: "Franchement, il est clair que nous attendions plus quand nous avions fait cet accord avec lui". Avant de se montrer un peu plus nuancé par la suite: "Il est vrai qu'il a eu beaucoup de malchance, en particulier en début de saison, lorsque Romain a collecté la plupart des points et qu'Esteban a souffert de problèmes techniques qui n'étaient pas de sa faute." Esteban Gutiérrez a signé d'ailleurs un nombre désespérément élevé de 11ème places cette saison... Avec un peu plus de chance et de casse mécanique à l'avant, son bilan comptable aurait été tout autre. Mais les faits sont là: il affiche un zéro pointé au compteur.

Au contraire, Kevin Magnussen est parvenu, malgré une Renault plus que poussive, à rentrer dans les points plus d'une fois, en signant notamment une belle 7ème place en Russie. Et pourtant, comme souvent en F1, il ne s'agit pas de s'arrêter à ce simple bilan comptable.

Depuis plusieurs courses en effet, la dynamique s'est inversée. Esteban Gutiérrez parvient régulièrement à devancer Romain Grosjean en qualifications ou en course, tandis que Kevin Magnussen souffre face à Jolyon Palmer. Ainsi, au Mexique, lors du dernier Grand Prix, le Britannique a effectué une course d'endurance remarquable, en tenant 70 tours sur le même train de pneus. "C'était une très belle prestation de sa part", commentait Frédéric Vasseur. Et Magnussen? Sa course était "un mystère", comprenez, inexplicablement décevante.

En Malaisie (10ème après plusieurs abandons) et surtout au Japon (12ème, avec aucun abandon devant), Jolyon Palmer a réalisé les deux meilleures courses de sa carrière en F1. Comme il le confiait après le rendez-vous de Sepang, après une première moitié de saison difficile, "on s'est rapproché, tout le temps, avec Kev." Et ce croisement des courbes est tout à fait normal: Jolyon Palmer est un parfait rookie, tandis que le Danois avait déjà connu une saison en F1, en 2014 avec McLaren.

Du point de vue de la performance, l'équation, lors de ces dernières courses, montre donc plus de potentiel du côté d'Esteban Gutiérrez que de Kevin Magnussen. Sur le plan sportif, la balance ne penche pas franchement du côté du Danois.

Et sur le plan financier, Esteban Gutiérrez bénéficie d'atouts importants. Le Mexicain apporte de nombreux soutiens et autres sponsors. De plus, le marché mexicain est bien plus important pour Haas (constructeur états-unien) que le marché scandinave, cela va sans dire... Enfin, Esteban Gutiérrez demeure un pilote Ferrari: et quand l'on sait que Haas entretient des liens très poussés avec la Scuderia, c'est un autre argument de poids.

Pour toutes ces raisons, Haas devrait donc y repenser à deux fois avant d'écarter Esteban Gutiérrez pour Kevin Magnussen. L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs...
source: Nextgen-Auto.com

Red Bull Racing tire déjà un bon bilan de 2016
Après une traversée du désert au niveau des résultats, Red Bull revient cette année en force sur la grille et se bat avec Ferrari pour remporter la deuxième place au classement constructeurs. Avec ses 427 points le Taureau Rouge devance même le Cheval Cabré de 62 points.

Helmut Marko revient sur la remontée de l'écurie.

"L'année 2014 a été difficile. Mais 2015 s'est présentée comme encore plus difficile. A ce moment-là, il était important de tenir l'équipe soudée et maintenir la motivation" révèle le responsable de Red Bull.

"Puis, Dieu merci, est arrivé le moteur Renault de 2016 qui est fiable, constant et a plus de chevaux. Ensuite, Verstappen est arrivé chez nous et il a donné un nouvel élan à toute l'équipe. A partir de ce moment-là notre objectif a été d'être 2ème. La lutte contre Ferrari nous a en même temps rapproché de Mercedes."

Pour l'Autrichien, les raisons pour lesquelles Red Bull est devant Ferrari sont évidentes.

"Je crois que nous avons été plus constants. Nous avons au même niveau qu'eux en termes de performances, mais nous avons été tout simplement les meilleurs au niveau de la stratégie et de la fiabilité. On peut le dire ainsi: nous avons commis moins d'erreurs."

Marko ne regrette pas pour autant les critiques faites à Renault par le passé.

"Elles ont été nécessaires, afin que les changements que nous voulions soient opérés. A présent, nous nous aimons bien à nouveau."

Le consultant de Red Bull tient à rester lucide pour la suite, le grand chamboulement de 2017.

"Sans un bon moteur, on ne gagnera aucune course l'année prochaine. Mais bien sûr, on peut toujours améliorer beaucoup de choses avec un nouveau règlement. L'aérodynamique va certainement redevenir plus importante. Mais avant tout, les pilotes vont être plus sollicités. Il va falloir séparer les bonnes choses des mauvaises."
source: Nextgen-Auto.com

Ross Brawn critique l'attitude de Sergio Marchionne
Ross Brawn ne le cache plus: il pourrait bientôt occuper des responsabilités éminentes dans la nouvelle organisation du sport, si les futurs propriétaires de Liberty Media en pensent autant. L'ancien patron de Mercedes F1 multiplie les commentaires sur l'état de la F1 en ce moment, et cela n'épargne pas non plus son écurie fétiche, la Scuderia Ferrari, avec laquelle il a tout gagné.

Après avoir passé 10 ans à Maranello, Ross Brawn est bien placé pour évaluer les difficultés actuelles des Rouges. "Ferrari a simplement besoin de stabilité et de travailler progressivement, et d'essayer d'écarter un peu toute cette pression, qui est toujours mise sur Ferrari par les médias et les fans. Quelqu'un doit être le pare-feu pour arrêter tout cela, pour permettre à Ferrari de faire son travail proprement, de créer, de produire, sans s'inquiéter outre mesure des conséquences."

S'il estime que le départ de James Allison, le directeur technique, est " très regrettable", Ross Brawn critique encore la trop grande implication de Sergio Marchionne, le PDG de Fiat, dans l'écurie: "J'aurais une approche différente. S'il y a un vide au milieu, je pense que les gens iront le remplir." Sergio Marchionne s'implique en effet largement dans la Scuderia, n'hésitant pas à mettre régulièrement la pression sur les épaules des responsables de l'écurie.

Pour Ross Brawn, Luca di Montezemolo, le prédécesseur de Sergio Marchionne, avait la bonne attitude: "Ce qui était formidable avec lui, c'est qu'il voulait savoir ce qu'il se passait. Il était une personne très passionnée, mais il restait toujours à distance, parce qu'il avait confiance en nous pour bien faire les choses. Je souhaiterais que Sergio ne fasse pas cela, mais je pense qu'il le fait parce qu'il ne voit pas d'alternative. C'est la conséquence naturelle du vide qu'il y a au milieu."

Maurizio Arrivabene, le directeur de la Scuderia en F1, appréciera de tels commentaires.
source: Nextgen-Auto.com
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